Catalogue 2026

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  • 018 Pierre-Augustin Caron de BEAUMARCHAIS (1732-1799) écrivain, auteur dramatique. 

  • 018 Pierre-Augustin Caron de BEAUMARCHAIS (1732-1799) écrivain, auteur dramatique.  Image
  • L.A.S. (en partie autographe), Bordeaux 30 août 1782, à M. de Cabres, conseiller d’État ; 3 pages 3/4 in-4 dont une page et quart autographe.

    Ses démarches en faveur du frère de son correspondant. [Elle ne se réalisera pas : huit jours plus tard, c’est l’abbé Pradel qui sera nommé abbé commendataire de Notre-Dame d’Évron.] N’ayant pas reçu de réponse, il craint que sa lettre de Rochefort ne soit pas parvenue à Cabris : « l’homme que j’avais chargé d’un paquet assés considérable de lettres pour Paris n’en a remis aucune, il est passé de Rochefort a Ostende, au lieu d’aller a Paris, comme il le disait : il n’aura pas sans doute eu l’honêsteté d’en mettre une seule a la Poste ! Ma lettre regardait uniquement Mr votre frere que j’aime avec tendresse. Je vous y rendais compte d’un nouveau plan d’avancement moins difficile que la premiere. Mais pendant que je vous écris ceci, je me rappelle que j’ai la minute de ma lettre. Je vais la faire transcrire »… Suit la copie, avec quelques retouches autographes, de sa lettre du 8 août : « Monsieur de Limon ancien intendant des finances de Monsieur, et toujours en rélation etroite avec Madame, s’est trouvé avec nous à la campagne. Il venait de confier à Mr votre frere, qu’il sait protegé par le Roy de Sardaigne, ce que voici. Monsieur, vient de donner l’abbaye de Saint Aubin d’Angers à l’Eque de Séez son aumonier. Dès que celui-ci aura réçeu ses bulles de Rome, il est convenu de rémettre l’abbaye d’Évron, aussi dans l’appanage de Monsieur. Or, Monsieur de Limon sçait très positivement depuis peu de tems, que Monsieur, et Madame dont les chapelles sont fournies, ne sçavent encore à qui donner cette abbaye d’Évron. Une lettre du Roy de Sardaigne, à sa fille, et un ordre à son ambassadeur de suivre sa récommendation, ne vous paraitraient-ils pas un moyen certain de faire donner Évron à l’abbé ? »… Il sait que S.M. Sarde a conservé estime et affection à Cabris, et il croit que si Cabris lui en présentait l’occasion, le roi chargerait Madame de faire la fortune de l’abbé, suivant la promesse qu’il fit à l’abbé à Chambéry : « vous verriés alors Mr votre frere avec ces nouveaux moïens de rester chés soi, pour ne s’occuper que de sa consideration, vous verriés, Monsieur que je ne me suis point mépris sur sa grande portée, et qu’il est digne de vous avoir pour frere »… Beaumarchais ajoute de sa main : « A tout hazard je joins ici la petite correspondance entre l’abé et Mr de Limon, avec les autres pièces du procès. Vous jugerés du fond, de la forme, de l’importance de l’objet et de la facilité des moyens »…

     

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