Catalogue 2020

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Catalogue 2020
Catalogue 2020
001 Alphonse ALLAIS (1855-1905) écrivain humoriste
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L.A.S., Vernou s/Brenne [1903], à Paul Brulat ; 2 pages in-8. Amusante lettre accompagnant sa lettre de parrainage pour l’admission de Brulat à la Société des Gens de Lettres. Il pourrait lui dire qu’il n’a jamais reçu son mot : « Ce serait un odieux mensonge. La vérité est que jusqu’à ce jour, j’ai remis ma réponse au lendemain, les lendemains se sont succédés selon un ordre depuis longtemps établi sans que je me livrasse à la moindre initiative. Aujourd’hui, en retrouvant votre lettre dans un monceau de papier, un flot de honte m’est monté au front et voilà. Tout le monde ici est florissant et vous envoie mille bons souvenirs »... Il évoque la fille de Brulat ; il ne sera pas à Paris avant l’automne ; il transmet les compliments et la « bonne estime » d’Alfred Capus...

002 Jean ANOUILH (1910-1987) auteur dramatique
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002 Jean ANOUILH (1910-1987) auteur dramatique Image

L.A.S. ; 1 page in-8. « Je ne peux plus sortir le soir ces temps-ci et Monsieur Jean-Louis Vaudoyer a bien voulu me délivrer hier d’une queue interminable que je faisais pour tâcher de louer pour la matinée et me placer dans son avant-scène »…

003 Étienne ARAGO (1802-1892) écrivain et homme politique
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003 Étienne ARAGO (1802-1892) écrivain et homme politique Image

L.A.S., 14 juin 1849, à Mme Mathieu à l’Observatoire de Paris ; 2 pages in-8, adresse avec cachet de cire rouge brisé. Sur la journée révolutionnaire du 13 juin 1849. « Je pense que tu sais ce qui s’est passé, car j’ai vu beaucoup de monde de connaissance. J’étais, comme je l’avais promis, en tête de la manifestation pacifique qui n’a crié que Vive la Constitution et la République. À peine la tête de la colonne avait-elle passé la rue de la Paix que la cavalerie [...] a rompu la masse. Nous étions à peu près 2 ou 3 bras dessus bras dessous et par 20, séparés du reste de la colonne. Bientôt une partie de cette cavalerie s’est retournée et a trotté sur nous. On s’est débandé comme c’était naturel ; on m’a fait entrer dans une maison, j’en suis sorti ; je suis chez un ami. Ce soir je saurai si je puis me présenter. Je le pense car il ne s’est agi que d’une manifestation pacifique »...

004 Louis ARAGON (1897-1982) écrivain
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004 Louis ARAGON (1897-1982) écrivain Image

manuscrit autographe signé du pseudonyme « Georges Meyzargues », Montherlant joué, [1943] ; 11 pages et demie in-4.

Long et remarquable article sur la pièce La Reine morte de Montherlant. Le manuscrit, aux encres bleue et noire, présente des ratures et corrections, et des marques d’imprimeur ; signé du pseudonyme d’Aragon sous l’Occupation, il a été publié dans la revue Confluences (n°16, janvier 1943). « Qu’il est difficile de parler aujourd’hui d’Henry de Montherlant ! Il a tant d’amis, tant d’ennemis qu’on risque toujours de se voir classer parmi les uns ou les autres, alors qu’on ne veut qu’exercer le droit critique à quoi s’expose tout homme qui publie. […] Voulant parler de La Reine morte, une pièce de théâtre que Montherlant publie à l’instant que la Comédie Française la joue, on aimerait pourtant s’en tenir à l’œuvre même ». Aragon résume brièvement l’action de la pièce, mettant en scène l’histoire d’Inès de Castro, avant de citer la lettre-dédicace de Montherlant à Jean-Louis Vaudoyer, administrateur de la Comédie-Française : « Et je parle d’ébrouement (j’avais écrit d’abord enjouement) sans gêne, parmi les misères et les angoisses de la France de 1942, car ce que nous donnons dans l’art est comme ce que nous donnons dans l’amour. Ces flammes trop fortes pour que les plus durs vents puissent les éteindre, sont aussi trop pures pour insulter aux ténèbres… Où l’on reconnaît que notre auteur n’a pas tout à fait pu se priver de nous provoquer, concédant toutefois d’enjouer à s’ébrouer, et qu’il a mis en tête de son drame de quoi faire une fois encore dérailler le critique sur l’indécence d’un mot, et non pas d’une action. […] Nous n’aurons garde de tomber dans son piège, et de juger La Reine morte à la lumière de cet ébrouement. Mais M. de Montherlant est écrivain, et il a beaucoup dit qu’il avait le goût du mot propre : aussi faut-il qu’il s’attende à ce que ce mot, impropre au temps que nous traversons, le fasse mal juger par d’autres que nous. On le soupçonne d’y prendre un plaisir assez pervers »… Plus qu’une adaptation de la pièce de Luis de Vélez de Guevara dont Montherlant s’est librement inspiré, La Reine morte lui permet de « développer une pensée qui du Songe aux Lépreuses ne s’est après tout guère démentie ». Loin de l’influence de Barrès, Montherlant a voulu faire le portrait du Roi Ferrante, « de cet homme qui est le siège de grandes contradictions, et du débat même qu’on trouve dans toute l’œuvre de Montherlant, entre les raisons sentimentales d’agir et cette raison supérieure, inhumaine qui s’y oppose, et qui peut être la raison d’état tout aussi bien qu’une certaine conception de la virilité »… Et Aragon de continuer cette subtile analyse, pour conclure : « Ferrante invoque ici ce Dieu à qui Montherlant ne croit pas, comme on sait. La peur de la mort n’est pas suffisante pour excuser in extremis Tartufe non de n’avoir pas cru en Dieu, mais d’avoir invoqué un Dieu dans lequel il ne croyait pas. Et qu’on élargisse cette image : je ne parle pas de Dieu, mais je parle de tous les mots nobles et grands, de toutes les belles choses humaines que pour mieux nous rouler chemin faisant tout le long de son œuvre Montherlant évoque sans y croire avec l’art consommé du rhéteur, […] cette dérision de l’amour, de la femme, de l’enfant né de la femme, du bonheur, de cette dérision aussi de toute justice et de toute grandeur morale, auxquelles il a donné toute sa complaisance et els trésors de notre langue, pervertie, et profondément moquée »…

005 Marcel ARLAND (1899-1986) écrivain
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005 Marcel ARLAND (1899-1986) écrivain Image

manuscrit autographe signé, Rupture et permanence dans les lettres contemporaines, [1956] ; 6 pages in-4. Article pour La Revue libre (janvier 1956). La paix suivant le premier conflit mondial permit au dadaïsme de se déchaîner ; « aujourd’hui, mal remis d’une guerre, nous sentons la menace d’une guerre plus monstrueuse, qui peut remettre en jeu la notion de l’homme et de la culture. Une angoisse est présente, avec laquelle il nous faut vivre, et écrire. Nous avons vu surgir de la guerre des cris plutôt que des œuvres, des témoignages passionnés, des réquisitoires, des parades politiques »… Aujourd’hui, on ne peut qu’être frappé par la place prise dans tant de livres par « le besoin de violence, le sens de la cruauté, le goût des cas monstrueux, l’obsession de l’érotisme et de l’obscénité »… On trouve aussi une complaisance pour la veulerie et parfois un ton moralisateur… Arland analyse les conditions du succès, alors que l’élite des classes moyennes s’est dispersée, la critique et les revues sont affaiblies… Il accuse la presse et la radio de berner le public : l’auteur cherche à devenir une vedette, encouragé en cela par les libraires et les éditeurs… « Qu’en de telles conditions les Lettres françaises, aujourd’hui encore, soient vivantes et bien vivantes, voilà qui montre leurs profondes racines et leur génie. Elles peuvent épouser les excès, les défaillances et le trouble d’une époque ; elles n’en sont pas moins, dans leurs meilleurs œuvres, une conquête sur cette époque. Elles montrent dans ces œuvres un sens de l’homme et de la beauté, elles mènent un combat, elles témoignent d’une conscience, où l’on peut reconnaître leur race »… Il termine en évoquant la fresque de la Résurrection de Piero della Francesca, qu’il vit dernièrement à Borgo San Sepolcro : cette image du Christ ressuscité, « qui apporte le rayonnement, le sens et l’amour de la vie : c’est la plus pure image que l’on ait donnée à l’effort de l’esprit comme à la mission de l’art »…

006 Pierre ASSO (1904-1974) comédien
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006 Pierre ASSO (1904-1974) comédien Image

L.A.S. sous forme de poème, Paris 15 novembre 1946, au dessinateur Jean Effel ; 1 page in-4, en-tête Ministère de l’Information. Radiodiffusion française. Pour le remercier d’une soirée bien arrosée, au pastis :

                                 « Ce petit mot

                                  Pour vous marquer

                               (à la mode d’Emaux

                                   et Camées)

                                      que trop boire

                            ne me trouble point la mémoire »...

007 Émile AUGIER (1820-1889) écrivain, auteur dramatique
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007 Émile AUGIER (1820-1889) écrivain, auteur dramatique Image

4 L.A.S., 1880 et s.d., à Pauline Viardot ; 6 pages in-8 (cachets secs de la Collection Viardot). 31 décembre 1880. « On a repris hier Le Mariage d’Olympe au Gymnase », il envoie une loge... Croissy 16 mai. Le docteur a prescrit « le grand air » : « Cela ne m’empêchera pas d’aller à l’Académie », pour défendre « le livre de votre protégé »... [Paris], regrets d’être pris le soir : « vous savez que si je suis le bien venu je suis encore plus le bien venant ! [...] Je remarque avec peine que ce jeu de mots bien venu et bien venant n’a aucun sens »...

008 Amélie de BADE (1776-1823) fille aînée du prince Charles-Louis de Bade et d’Amélie de Hesse-Darmstadt, belle-sœur du Tsar Alexandre Ier, elle resta célibataire
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008 Amélie de BADE (1776-1823) fille aînée du prince Charles-Louis de Bade et d’Amélie de Hesse-Darmstadt, belle-sœur du Tsar Alexandre Ier, elle resta célibataire Image

L.A.S., Carlsruhe 9/28 novembre 1810, à un baron ; 2 pages in-4. Elle a fixé son retour en Russie à la fin de janvier, mais sa mère « ne trouve pas convenable que je fasse une partie du chemin seule », et demande que le baron vienne de Königsberg la prendre : « je me suis décidée à passer par Vienne et la Pologne » ; mais elle craint que ce long voyage ne soit éprouvant pour la santé du baron…

009 Jacques BAINVILLE (1879-1956) écrivain et historien
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009 Jacques BAINVILLE (1879-1956) écrivain et historien Image

manuscrit autographe signé, Belle idée, joli cadeau, [vers septembre 1929] ; 4 pages in-8 avec ratures et corrections. « Les hommes qui ont sans cesse le mot de paix à la bouche sont ceux qui préparent le plus sûrement la guerre » ; en témoignent les révolutionnaires de 1789, Napoléon Ier, Napoléon III… Il s’inquiète du grand projet de fédération européenne d’Aristide Briand : « C’est signe qu’il va pleuvoir, et une pluie rouge »… Soit les peuples sont fédérés par quelqu’un (inconcevable, en l’état actuel de l’Europe), soit ils se fédèrent contre quelque chose, par exemple contre l’Amérique qui exige le paiement des dettes de guerre et qui accapare tous les marchés… Ainsi, « les États-Unis d’Europe ne pourraient avoir qu’un sens : ils seraient dirigés contre les États-Unis d’Amérique. Drôle de paix. Peut-être les peuples ne se battraient-ils plus du côté de la Marne et du Rhin. On entrechoquerait des continents. De plus en plus fort. Encore vingt millions d’hommes tués et nous aurons les États-Unis du monde »…

010 Honoré de BALZAC (1799-1850) romancier
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010 Honoré de BALZAC (1799-1850) romancier Image

L.A.S., [1839 ou 1840], à Louis Desnoyers ; demi-page in-8 au chiffre SB. « Mon cher Desnoyers, remettez le billet que vous me donnez au porteur, je déjeune chez ma sœur [Laure Surville] qui est en face le Conservatoire, et j’irai de là nous nous y retrouverons »…

011 Jules BARBEY D’AUREVILLY (1808-1889) écrivain
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L.A.S., 13 novembre 1858, à Marie Escudier, directeur du Réveil ; 2 pages in-8 à l’encre rouge, adresse avec cachet de cire rouge. « Votre lettre m’étonne et je pourrais même dire qu’elle me blesse... En quoi ai-je manqué de foi en votre amitié et pourquoi vous aurai-je évité les explications que vous me donnez aujourd’hui ? Pourquoi pas plus tôt ? Pourquoi, au lieu de me les donner, me disiez-vous dans votre dernière lettre que j’ai là : “Ma maladie m’a mangé jusqu’à la moelle. Si un ami comme vous qu’on fait attendre, n’était pas indulgent, qui le serait ?” (Sic, mon ami) »... Du reste Escudier lui a promis que l’affaire était entre eux. Mais ce n’est pas pour se plaindre qu’il écrit, mais pour savoir le nom du créancier incommode et l’adresse de son huissier : « Je vous prie donc de m’envoyer l’un et l’autre et de croire que je n’ai pas manqué de foi en vous, parce que je vous ai dit que j’avais besoin d’un argent, dû depuis quatre mois et plus. Et au contraire ! »...

012 Auguste BARBIER (1805-1882) poète
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012 Auguste BARBIER (1805-1882) poète Image

4 L.A.S., [1833], à Mme Vandermarq ; 8 pages in-8, adresses. Belle correspondance galante. Il s’est cassé le nez à sa porte, et espérait la voir chez sa sœur ou chez Mme de Saux : « Je n’ai pas eu non plus ce bonheur »… 3 mars, au sujet de l’album de sa nièce : « peut-être n’est-il pas convenable qu’un jeune homme se charge de couvrir l’album d’une jeune personne de vers et de dessins ». Il propose une carte d’entrée au Musée, pour « revoir les tableaux sans poussière et sans bruit »… Il s’est laissé emporter par la crainte « d’être oublié par vous […] J’ai commis une véritable lâcheté », il s’en repent. Il ne mérite que de la pitié : « c’est ce qu’on donne aux irresonnables, aux fous, et à vrai dire je ne sais plus ce que je suis depuis bien longtemps. Ce naturel que vous sembliez aimer, ce moi-même auquel vous souhaitez sans cesse que je revienne, sais-je ce qu’il est devenu. Je ne sais qu’une chose, c’est que […] je ne puis songer qu’à vous, que tout me fait peur que je vis dans des inquiétudes continuelles. Je sais que dans toutes ces agitations vous me tendez la main, vous avez la bonté de m’encourager, de me relever et de montrer un noble but, et bien je sais aussi que je vous paie souvent d’ingratitude »… Etc.

013 Jules BARBIER (1825-1901) auteur dramatique et librettiste
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L.A.S., Paris 8 avril 1889, [à Pauline Viardot] ; 2 pages in-8. La goutte le cloue, « rageur et furieux », sur son fauteuil : « je ne perds pas une soirée mondaine, mais une véritable fête de l’esprit et des oreilles ! » Et sa femme « commence à ressentir les tristes malaises que le temps traîne à sa suite [...]. Nous ne nous résignons cependant à notre malheureuse destinée qu’avec l’espoir que vous nous conserverez pour d’autres occasions vos dispositions bienveillantes »...

014 Maurice BARRÈS (1862-1923) écrivain
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014 Maurice BARRÈS (1862-1923) écrivain Image

L.A.S., [1895], à un ami ; 1 page in-12. « Je prends la direction de La Cocarde, journal quotidien du soir. Je ne peux pas te demander d’y collaborer sérieusement, parce que – mais tu me ferais grand plaisir si tu me permettais de t’inscrire parmi mes collaborateurs littéraires, et si tu voulais bien m’envoyer une page quelconque de prose, un article. Je te dois même dire que j’y compte. Cela te déplairait-il de m’en donner un par mois pour m’aider au début ? »… Il voudrait aussi une pièce de vers « précédée d’une jolie étude littéraire »…

015 François BÉCHEREL (1732-1815) député du Clergé aux États-généraux, évêque constitutionnel de la Manche, puis évêque de Valence
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015 François BÉCHEREL (1732-1815) député du Clergé aux États-généraux, évêque constitutionnel de la Manche, puis évêque de Valence Image

P.S., Valence 5 mai 1808 ; 6 pages in-4. Intéressante relation des obsèques de PIE VI, célébrées à Valence en 1803. Le rapport s’ouvre par l’historique de cette initiative pieuse, à la suite de la nomination à Valence de Mgr Bécherel, et rappelle ce que furent les dernières années du Pape exilé, mort dans cette ville en 1799 : obstacles au culte, traitement sévère envers sa personne, etc. Le corps du Pape fut embaumé, son cœur et ses entrailles placés dans une caisse séparée... « le dépot resta dans le caveau du cimetière jusqu’à l’heureuse époque qui changea la face de la France, en plaçant à la tête du gouvernement Napoléon le grand. On crut alors l’occasion favorable de demander à ce prince la permission de faire transporter à Rome les dépouilles mortelles du Pontife »... Cette permission fut accordée et l’évêque de Valence intervint auprès du Ministre des Cultes, du Cardinal Légat, etc., pour obtenir de restituer à Valence le cœur et les entrailles du Pape... « S.M. alors Ier Consul daigna s’interesser à cette affaire et lui fit obtenir un prompt succès auprès du Souverain Pontife le Pape actuel Pie VII »... Le cérémonial est décrit en détail : transport du dépôt, témoignages de la vénération des fidèles, désignation par le préfet et le maire d’une députation de Valentinois notables, etc. Le 8 germinal XI (29 mars 1803) « vers les 4 heures du soir, le convoi arriva à Valence. Il fut reçu au son des cloches, au bruit du canon, et avec tous les honneurs civils et militaires. Le Prélat de Valence revêtu de ses habits Pontificaux et accompagné d’un clergé nombreux le reçut à la porte de sa cathédrale. Il y avoit une affluence immense »... Détails sur la décoration de l’église, les discours, le soutien financier du gouvernement, et la commande d’un sarcophage en marbre blanc... Etc. On joint une L.S., Valence 22 juin 1806, au Ministre des Cultes [Portalis], relative aux décrets sur les règles générales pour les églises et sur les églises et presbytères supprimés.

016 Roger de Saint-Lary, duc de BELLEGARDE (1563-1646) grand écuyer de France, favori d’Henri III, Henri IV et Louis XIII, premier amant de Gabrielle d’Estrées et protecteur de Malherbe
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016 Roger de Saint-Lary, duc de BELLEGARDE (1563-1646) grand écuyer de France, favori d’Henri III, Henri IV et Louis XIII, premier amant de Gabrielle d’Estrées et protecteur de Malherbe Image

L.A.S., Lyon 1er juillet 1630, à Monseigneur ; 2 pages in-fol. (un bord lég. rogné et renforcé).

Curieuse lettre pour dénoncer un protégé de Richelieu. Il envoie le S. de Coulanges : « Vous aprendres par luy le severe traitement que lon ma fait dunne chose ou je croyois que lon ne deut sentir que qui est davoir differe de donner mon atache pour la levee du regiment du Sr de Conches jusques a ce que jeusse averty Mr le Cardinal de Richelieu que lon dit qui luy a procure cest employ des mauvaises conditions du personnage qui sont telles que je vous ay suplie de les representer a Mr le Cardinal de Richelieu ». Le seul intérêt du Roi et du Cardinal l’a conduit, et nulle mauvaise volonté contre ledit sieur de Conches : « je vous jure sur ma foy que je nen ay jamais eu que despuis quil a desbauché ceste religieuse et que pour lespouser il est allé abjurer la religion catholique a Genesve outre dautres crimes dont il est accusé »…

017 Maurice BELLONTE (1896-1984) aviateur, il réussit avec Dieudonné Costes la première traversée Paris-New York sans escale
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017 Maurice BELLONTE (1896-1984) aviateur, il réussit avec Dieudonné Costes la première traversée Paris-New York sans escale Image

P.A.S., 10 juin 1934 ; 1 page in-4.

Convention avec Costes pour la vente de leur avion Le Point d’interrogation, avec lequel ils effectuèrent le premier raid Paris-New York. « Comme suite aux accords verbaux que nous avons pris, il est entendu qu’une somme de douze pour cent me sera réservée sur le prix total de la vente de l’avion Point d’Interrogation par Monsieur Costes, au Ministère de l’Air. Si le prix de vente était inférieur à cinq cent mille francs, le pourcentage ci dessus serait ramené à dix pour cent du prix total »... On joint la copie carbone d’une Note résumée sur l’avion de la première traversée de l’Atlantique, par Costes, en vue de la vente du Point d’Interrogation à l’État (4 pages in-4).

018 Léonce BÉNÉDITE (1859-1925) historien d’art, conservateur du Musée du Luxembourg et du Musée Rodin
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018 Léonce BÉNÉDITE (1859-1925) historien d’art, conservateur du Musée du Luxembourg et du Musée Rodin Image

5 L.A.S., [1899-]1900 et s.d., au collectionneur Henry Laurent ; 7 pages in-8 ou in-12 à en-tête Musée National du Luxembourg. 2 décembre [1899]. « J’ai eu bien des fois la pensée d’aller vous voir au sujet de la Femme nue de Ch. Maurin que j’avais conservé avec l’arrière-pensée de la faire accepter, malgré tout, un jour ou l’autre. Il est sans doute plus sage de ne pas attendre. Quant au pastel et aux gravures, elles ont été acceptées et je croyais vous en avoir prévenu. Le pastel d’enfant n’a même pas cessé d’être exposé »… Les autres lettres sont relatives à l’entrée de ce tableau de Charles Maurin ; une évoque H.E. CrossOn joint le reçu signé du tableau de Maurin (10 avril 1900).

019 Jean-Joseph Constant, dit BENJAMIN-CONSTANT (1845-1902) peintre
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019 Jean-Joseph Constant, dit BENJAMIN-CONSTANT (1845-1902) peintre Image

L.A.S., Paris 16 mars, [à Pauline Viardot] ; 1 page in-8 (deuil). « Jeudi prochain de 2 à 5h je serai très heureux de vous montrer mes tableaux du Salon prochain »...

020 Pierre-André BENOIT (1921-1993) éditeur, peintre et poète
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L.A.S. « PAB » avec dessin, 20 avril 1974 ; 2 pages in-4. Le livre est presque terminé. Il envoie « 1° les feuillets du justificatif, à signer. 2° pour les 5 ex. de tête les suites a) suite en noir à signer. b) suite avec fond bistre pour 2 gravures (celles qui dans le livre sont rehaussées) à signer. c) suite pour les 2 autres gravures à rehausser et à signer »... Il recommande de rehausser librement ces dernières, « pour avoir donc une 2ème suite de toutes ces gravures il faut faire l’inverse de ce qu’il y a dans le livre »... Enfin il demande si l’on peut faire quelque chose avec les cinq fonds maculés (un pour chaque exemplaire). « Dès que j’aurai ces éléments – je monterai les ex. »... Sous sa signature, sur la presque totalité de la deuxième page, il a fait un grand dessin floral, aux feutres vert et bleu.

021 Pierre BENOIT (1886-1962) écrivain
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021 Pierre BENOIT (1886-1962) écrivain Image

2 L.A.S., [à Marcel Thiébaut] ; 2 pages et demie in-4. Arcachon 26 octobre [1936]. « Tous mes calculs ont été bouleversés par un roman que je donne à L’Intransigeant à la fin de l’année, ainsi que par un voyage d’assez longue durée que je dois commencer au début de 1937, si bien que je n’ai pas actuellement l’idée bien nette du moment où il me sera possible d’envisager une étude précise pour le roman dont je vous ai parlé. Le mieux serait peut-être d’en causer ensemble »... – Mercredi, réclamant un chèque.

022 Émile BERGERAT (1845-1923) écrivain, gendre de Théophile Gautier
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4 L.A.S., 1888-1912, à Henry Laurent ; 5 pages et demie in-8, certaines à son adresse, un en-tête Le Figaro. La correspondance est principalement relative à l’acquisition d’un terrain à Saint-Lunaire (Ille et Vilaine), d’où plusieurs lettres sont écrites… Saint-Lunaire 5 juillet 1902. « Nous sommes un peu menacés ici dans notre tranquille solitude par les combinaisons de M. Bernadec qui veut exploiter et lancer nos petites grèves d’artistes où il fait si bon travailler sans gêneurs. Votre terrain à côté de nous, dont vous ne faites rien depuis tant d’années, nous serait bien utile pour tenir en respect la terrible spéculation. Voudriez-vous être assez gentil pour me le vendre ? […] Il faudrait me le céder au plus bas prix et me permettre en outre de ne vous le payer que lentement, par divisions échelonnées de la somme. Mon année a été mauvaise et ma pauvre Pompadour sur laquelle tant je comptais, n’a pas rendu. Vous connaissez ces hauts et ces bas de la production et vous êtes de ceux qu’ils intéressent »…

023 Hector BERLIOZ (1803-1869) compositeur
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023 Hector BERLIOZ (1803-1869) compositeur Image

L.A.S., 9 h. du matin [12 mai 1860], à Pauline Viardot ; 2 pages et demie in-12 (cachet sec Collection Viardot). Relative à la reprise de Fidelio de Beethoven au Théâtre-Lyrique (5 mai 1860, avec Pauline Viardot dans le rôle de Léonore-Fidelio). Il n’a pu la voir la veille, elle était sortie, et il n’a pu revenir à cause du « convoi de la mère d’Alexandre » [Édouard Alexandre (1824-1888), facteur d’orgues, ami de Berlioz dont il sera l’exécuteur testamentaire]. « Comment allez-vous ? Êtes-vous bien disposée pour ce soir ? Je vous prie de me donner de vos nouvelles, je vous en prie instamment. J’ai grand besoin de causer avec vous sur votre belle création du rôle de Fidelio, c’est complet, admirable de tout point et c’est nouveau de sentiment et d’aspect »...

024 Georges BERNANOS (1888-1948) écrivain
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024 Georges BERNANOS (1888-1948) écrivain Image

L.A.S., 28 juin [1926, à Frédéric Lefèvre] ; 2 pages oblong in-12. « Voici les épreuves de la lettre. Vous savez qu’elle paraîtra dans le numéro de Chroniques du Roseau d’or. J’ai rétabli le texte au complet. J’espère que vous en serez content. […] Je me résigne à être éternellement votre débiteur et votre ami »… [Dans cette importante lettre ouverte à F. Lefèvre, Bernanos revenait sur Sous le soleil de Satan.]

025 Claude BERNARD (1813-1878) physiologiste
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025 Claude BERNARD (1813-1878) physiologiste Image

L.A.S., 6 mars 1866, à Charles Sédillot ; 2 pages et demie in-8 à son chiffre. Recommandation pour un de ses élèves en physiologie, François-Armand Moreau, qu’il désirerait voir enseigner au Collège de France, et qu’il prie Sédillot de recommander au ministre. Moreau est « un esprit sérieux et éminemment scientifique », qui a publié de « nombreux travaux de physiologie générale et d’histoire naturelle » ; l’Académie des Sciences a fait un rapport sur son mémoire « sur les organes électriques de la torpille », et il a reçu le grand prix de physiologie expérimentale « pour ses recherches sur la production des gaz dans la vessie natatoire des poissons », etc. Bernard ne peut rien dire sur ses qualités de professeur, mais il serait heureux de le voir débuter dans cette direction. « Il a l’esprit clair et tout porte à penser qu’avec de l’habitude il fera un bon cours »...

026 Nicolas BERRYER (1757-1841) avocat, défenseur du maréchal Ney, père du grand orateur
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026 Nicolas BERRYER (1757-1841) avocat, défenseur du maréchal Ney, père du grand orateur Image

L.A.S., 4 mars 1837, au Président de la Chambre des Députés [Dupin aîné] ; 3/4 page in-4, adresse. « Permettez que j’interrompe vos profondes méditations legislatives, d’abord pour vous exprimer toute ma gratitude des paroles pleines de bienveillance que vous venez de prononcer sur mon fils et sur moi, dans votre beau discours à la Tribune : ensuite, pour solliciter, de cette même bienveillance, l’envoi de deux billets d’entrée à la séance de ce jour ; l’un pour ma fille, qui n’a pas pu encore entendre son frère & l’autre pour une dame qui en meurt d’envie »...

Catalogue 2020
001 Alphonse ALLAIS (1855-1905) écrivain humoriste Image
001 Alphonse ALLAIS (1855-1905) écrivain humoriste
L.A.S., Vernou s/Brenne [1903], à Paul Brulat ; 2 pages in-8. Amusante lettre accompagnant sa lettre de parrainage pour l’admission de Brulat à la Société des Gens de Lettres. Il pourrait lui dire qu’il n’a jamais reçu son mot : « Ce serait un odieux mensonge. La vérité est que jusqu’à ce jour, j’ai remis ma réponse au lendemain, les lendemains se sont succédés selon un ordre depuis longtemps établi sans que je me livrasse à la moindre initiative. Aujourd’hui, en retrouvant votre lettre dans un monceau de papier, un flot de honte m’est monté au front et voilà. Tout le monde ici est florissant et vous envoie mille bons souvenirs »... Il évoque la fille de Brulat ; il ne sera pas à Paris avant l’automne ; il transmet les compliments et la « bonne estime » d’Alfred Capus...
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002 Jean ANOUILH (1910-1987) auteur dramatique Image
002 Jean ANOUILH (1910-1987) auteur dramatique
L.A.S. ; 1 page in-8. « Je ne peux plus sortir le soir ces temps-ci et Monsieur Jean-Louis Vaudoyer a bien voulu me délivrer hier d’une queue interminable que je faisais pour tâcher de louer pour la matinée et me placer dans son avant-scène »…
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003 Étienne ARAGO (1802-1892) écrivain et homme politique Image
003 Étienne ARAGO (1802-1892) écrivain et homme politique
L.A.S., 14 juin 1849, à Mme Mathieu à l’Observatoire de Paris ; 2 pages in-8, adresse avec cachet de cire rouge brisé. Sur la journée révolutionnaire du 13 juin 1849. « Je pense que tu sais ce qui s’est passé, car j’ai vu beaucoup de monde de connaissance. J’étais, comme je l’avais promis, en tête de la manifestation pacifique qui n’a crié que Vive la Constitution et la République. À peine la tête de la colonne avait-elle passé la rue de la Paix que la cavalerie [...] a rompu la masse. Nous étions à peu près 2 ou 3 bras dessus bras dessous et par 20, séparés du reste de la colonne. Bientôt une partie de cette cavalerie s’est retournée et a trotté sur nous. On s’est débandé comme c’était naturel ; on m’a fait entrer dans une maison, j’en suis sorti ; je suis chez un ami. Ce soir je saurai si je puis me présenter. Je le pense car il ne s’est agi que d’une manifestation pacifique »...
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004 Louis ARAGON (1897-1982) écrivain Image
004 Louis ARAGON (1897-1982) écrivain
manuscrit autographe signé du pseudonyme « Georges Meyzargues », Montherlant joué, [1943] ; 11 pages et demie in-4.Long et remarquable article sur la pièce La Reine morte de Montherlant. Le manuscrit, aux encres bleue et noire, présente des ratures et corrections, et des marques d’imprimeur ; signé du pseudonyme d’Aragon sous l’Occupation, il a été publié dans la revue Confluences (n°16, janvier 1943). « Qu’il est difficile de parler aujourd’hui d’Henry de Montherlant ! Il a tant d’amis, tant d’ennemis qu’on risque toujours de se voir classer parmi les uns ou les autres, alors qu’on ne veut qu’exercer le droit critique à quoi s’expose tout homme qui publie. […] Voulant parler de La Reine morte, une pièce de théâtre que Montherlant publie à l’instant que la Comédie Française la joue, on aimerait pourtant s’en tenir à l’œuvre même ». Aragon résume brièvement l’action de la pièce, mettant en scène l’histoire d’Inès de Castro, avant de citer la lettre-dédicace de Montherlant à Jean-Louis Vaudoyer, administrateur de la Comédie-Française : « Et je parle d’ébrouement (j’avais écrit d’abord enjouement) sans gêne, parmi les misères et les angoisses de la France de 1942, car ce que nous donnons dans l’art est comme ce que nous donnons dans l’amour. Ces flammes trop fortes pour que les plus durs vents puissent les éteindre, sont aussi trop pures pour insulter aux ténèbres… Où l’on reconnaît que notre auteur n’a pas tout à fait pu se priver de nous provoquer, concédant toutefois d’enjouer à s’ébrouer, et qu’il a mis en tête de son drame de quoi faire une fois encore dérailler le critique sur l’indécence d’un mot, et non pas d’une action. […] Nous n’aurons garde de tomber dans son piège, et de juger La Reine morte à la lumière de cet ébrouement. Mais M. de Montherlant est écrivain, et il a beaucoup dit qu’il avait le goût du mot propre : aussi faut-il qu’il s’attende à ce que ce mot, impropre au temps que nous traversons, le fasse mal juger par d’autres que nous. On le soupçonne d’y prendre un plaisir assez pervers »… Plus qu’une adaptation de la pièce de Luis de Vélez de Guevara dont Montherlant s’est librement inspiré, La Reine morte lui permet de « développer une pensée qui du Songe aux Lépreuses ne s’est après tout guère démentie ». Loin de l’influence de Barrès, Montherlant a voulu faire le portrait du Roi Ferrante, « de cet homme qui est le siège de grandes contradictions, et du débat même qu’on trouve dans toute l’œuvre de Montherlant, entre les raisons sentimentales d’agir et cette raison supérieure, inhumaine qui s’y oppose, et qui peut être la raison d’état tout aussi bien qu’une certaine conception de la virilité »… Et Aragon de continuer cette subtile analyse, pour conclure : « Ferrante invoque ici ce Dieu à qui Montherlant ne croit pas, comme on sait. La peur de la mort n’est pas suffisante pour excuser in extremis Tartufe non de n’avoir pas cru en Dieu, mais d’avoir invoqué un Dieu dans lequel il ne croyait pas. Et qu’on élargisse cette image : je ne parle pas de Dieu, mais je parle de tous les mots nobles et grands, de toutes les belles choses humaines que pour mieux nous rouler chemin faisant tout le long de son œuvre Montherlant évoque sans y croire avec l’art consommé du rhéteur, […] cette dérision de l’amour, de la femme, de l’enfant né de la femme, du bonheur, de cette dérision aussi de toute justice et de toute grandeur morale, auxquelles il a donné toute sa complaisance et els trésors de notre langue, pervertie, et profondément moquée »…
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005 Marcel ARLAND (1899-1986) écrivain
manuscrit autographe signé, Rupture et permanence dans les lettres contemporaines, [1956] ; 6 pages in-4. Article pour La Revue libre (janvier 1956). La paix suivant le premier conflit mondial permit au dadaïsme de se déchaîner ; « aujourd’hui, mal remis d’une guerre, nous sentons la menace d’une guerre plus monstrueuse, qui peut remettre en jeu la notion de l’homme et de la culture. Une angoisse est présente, avec laquelle il nous faut vivre, et écrire. Nous avons vu surgir de la guerre des cris plutôt que des œuvres, des témoignages passionnés, des réquisitoires, des parades politiques »… Aujourd’hui, on ne peut qu’être frappé par la place prise dans tant de livres par « le besoin de violence, le sens de la cruauté, le goût des cas monstrueux, l’obsession de l’érotisme et de l’obscénité »… On trouve aussi une complaisance pour la veulerie et parfois un ton moralisateur… Arland analyse les conditions du succès, alors que l’élite des classes moyennes s’est dispersée, la critique et les revues sont affaiblies… Il accuse la presse et la radio de berner le public : l’auteur cherche à devenir une vedette, encouragé en cela par les libraires et les éditeurs… « Qu’en de telles conditions les Lettres françaises, aujourd’hui encore, soient vivantes et bien vivantes, voilà qui montre leurs profondes racines et leur génie. Elles peuvent épouser les excès, les défaillances et le trouble d’une époque ; elles n’en sont pas moins, dans leurs meilleurs œuvres, une conquête sur cette époque. Elles montrent dans ces œuvres un sens de l’homme et de la beauté, elles mènent un combat, elles témoignent d’une conscience, où l’on peut reconnaître leur race »… Il termine en évoquant la fresque de la Résurrection de Piero della Francesca, qu’il vit dernièrement à Borgo San Sepolcro : cette image du Christ ressuscité, « qui apporte le rayonnement, le sens et l’amour de la vie : c’est la plus pure image que l’on ait donnée à l’effort de l’esprit comme à la mission de l’art »…
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006 Pierre ASSO (1904-1974) comédien Image
006 Pierre ASSO (1904-1974) comédien
L.A.S. sous forme de poème, Paris 15 novembre 1946, au dessinateur Jean Effel ; 1 page in-4, en-tête Ministère de l’Information. Radiodiffusion française. Pour le remercier d’une soirée bien arrosée, au pastis :                                  « Ce petit mot                                   Pour vous marquer                                (à la mode d’Emaux                                    et Camées)                                       que trop boire                             ne me trouble point la mémoire »...
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007 Émile AUGIER (1820-1889) écrivain, auteur dramatique Image
007 Émile AUGIER (1820-1889) écrivain, auteur dramatique
4 L.A.S., 1880 et s.d., à Pauline Viardot ; 6 pages in-8 (cachets secs de la Collection Viardot). 31 décembre 1880. « On a repris hier Le Mariage d’Olympe au Gymnase », il envoie une loge... Croissy 16 mai. Le docteur a prescrit « le grand air » : « Cela ne m’empêchera pas d’aller à l’Académie », pour défendre « le livre de votre protégé »... [Paris], regrets d’être pris le soir : « vous savez que si je suis le bien venu je suis encore plus le bien venant ! [...] Je remarque avec peine que ce jeu de mots bien venu et bien venant n’a aucun sens »...
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008 Amélie de BADE (1776-1823) fille aînée du prince Charles-Louis de Bade et d’Amélie de Hesse-Darmstadt, belle-sœur du Tsar Alexandre Ier, elle resta célibataire Image
008 Amélie de BADE (1776-1823) fille aînée du prince Charles-Louis de Bade et d’Amélie de Hesse-Darmstadt, belle-sœur du Tsar Alexandre Ier, elle resta célibataire
L.A.S., Carlsruhe 9/28 novembre 1810, à un baron ; 2 pages in-4. Elle a fixé son retour en Russie à la fin de janvier, mais sa mère « ne trouve pas convenable que je fasse une partie du chemin seule », et demande que le baron vienne de Königsberg la prendre : « je me suis décidée à passer par Vienne et la Pologne » ; mais elle craint que ce long voyage ne soit éprouvant pour la santé du baron…
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009 Jacques BAINVILLE (1879-1956) écrivain et historien Image
009 Jacques BAINVILLE (1879-1956) écrivain et historien
manuscrit autographe signé, Belle idée, joli cadeau, [vers septembre 1929] ; 4 pages in-8 avec ratures et corrections. « Les hommes qui ont sans cesse le mot de paix à la bouche sont ceux qui préparent le plus sûrement la guerre » ; en témoignent les révolutionnaires de 1789, Napoléon Ier, Napoléon III… Il s’inquiète du grand projet de fédération européenne d’Aristide Briand : « C’est signe qu’il va pleuvoir, et une pluie rouge »… Soit les peuples sont fédérés par quelqu’un (inconcevable, en l’état actuel de l’Europe), soit ils se fédèrent contre quelque chose, par exemple contre l’Amérique qui exige le paiement des dettes de guerre et qui accapare tous les marchés… Ainsi, « les États-Unis d’Europe ne pourraient avoir qu’un sens : ils seraient dirigés contre les États-Unis d’Amérique. Drôle de paix. Peut-être les peuples ne se battraient-ils plus du côté de la Marne et du Rhin. On entrechoquerait des continents. De plus en plus fort. Encore vingt millions d’hommes tués et nous aurons les États-Unis du monde »…
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010 Honoré de BALZAC (1799-1850) romancier Image
010 Honoré de BALZAC (1799-1850) romancier
L.A.S., [1839 ou 1840], à Louis Desnoyers ; demi-page in-8 au chiffre SB. « Mon cher Desnoyers, remettez le billet que vous me donnez au porteur, je déjeune chez ma sœur [Laure Surville] qui est en face le Conservatoire, et j’irai de là nous nous y retrouverons »…
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011 Jules BARBEY D’AUREVILLY (1808-1889) écrivain Image
011 Jules BARBEY D’AUREVILLY (1808-1889) écrivain
L.A.S., 13 novembre 1858, à Marie Escudier, directeur du Réveil ; 2 pages in-8 à l’encre rouge, adresse avec cachet de cire rouge. « Votre lettre m’étonne et je pourrais même dire qu’elle me blesse... En quoi ai-je manqué de foi en votre amitié et pourquoi vous aurai-je évité les explications que vous me donnez aujourd’hui ? Pourquoi pas plus tôt ? Pourquoi, au lieu de me les donner, me disiez-vous dans votre dernière lettre que j’ai là : “Ma maladie m’a mangé jusqu’à la moelle. Si un ami comme vous qu’on fait attendre, n’était pas indulgent, qui le serait ?” (Sic, mon ami) »... Du reste Escudier lui a promis que l’affaire était entre eux. Mais ce n’est pas pour se plaindre qu’il écrit, mais pour savoir le nom du créancier incommode et l’adresse de son huissier : « Je vous prie donc de m’envoyer l’un et l’autre et de croire que je n’ai pas manqué de foi en vous, parce que je vous ai dit que j’avais besoin d’un argent, dû depuis quatre mois et plus. Et au contraire ! »...
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012 Auguste BARBIER (1805-1882) poète Image
012 Auguste BARBIER (1805-1882) poète
4 L.A.S., [1833], à Mme Vandermarq ; 8 pages in-8, adresses. Belle correspondance galante. Il s’est cassé le nez à sa porte, et espérait la voir chez sa sœur ou chez Mme de Saux : « Je n’ai pas eu non plus ce bonheur »… 3 mars, au sujet de l’album de sa nièce : « peut-être n’est-il pas convenable qu’un jeune homme se charge de couvrir l’album d’une jeune personne de vers et de dessins ». Il propose une carte d’entrée au Musée, pour « revoir les tableaux sans poussière et sans bruit »… Il s’est laissé emporter par la crainte « d’être oublié par vous […] J’ai commis une véritable lâcheté », il s’en repent. Il ne mérite que de la pitié : « c’est ce qu’on donne aux irresonnables, aux fous, et à vrai dire je ne sais plus ce que je suis depuis bien longtemps. Ce naturel que vous sembliez aimer, ce moi-même auquel vous souhaitez sans cesse que je revienne, sais-je ce qu’il est devenu. Je ne sais qu’une chose, c’est que […] je ne puis songer qu’à vous, que tout me fait peur que je vis dans des inquiétudes continuelles. Je sais que dans toutes ces agitations vous me tendez la main, vous avez la bonté de m’encourager, de me relever et de montrer un noble but, et bien je sais aussi que je vous paie souvent d’ingratitude »… Etc.
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013 Jules BARBIER (1825-1901) auteur dramatique et librettiste Image
013 Jules BARBIER (1825-1901) auteur dramatique et librettiste
L.A.S., Paris 8 avril 1889, [à Pauline Viardot] ; 2 pages in-8. La goutte le cloue, « rageur et furieux », sur son fauteuil : « je ne perds pas une soirée mondaine, mais une véritable fête de l’esprit et des oreilles ! » Et sa femme « commence à ressentir les tristes malaises que le temps traîne à sa suite [...]. Nous ne nous résignons cependant à notre malheureuse destinée qu’avec l’espoir que vous nous conserverez pour d’autres occasions vos dispositions bienveillantes »...
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014 Maurice BARRÈS (1862-1923) écrivain Image
014 Maurice BARRÈS (1862-1923) écrivain
L.A.S., [1895], à un ami ; 1 page in-12. « Je prends la direction de La Cocarde, journal quotidien du soir. Je ne peux pas te demander d’y collaborer sérieusement, parce que – mais tu me ferais grand plaisir si tu me permettais de t’inscrire parmi mes collaborateurs littéraires, et si tu voulais bien m’envoyer une page quelconque de prose, un article. Je te dois même dire que j’y compte. Cela te déplairait-il de m’en donner un par mois pour m’aider au début ? »… Il voudrait aussi une pièce de vers « précédée d’une jolie étude littéraire »…
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015 François BÉCHEREL (1732-1815) député du Clergé aux États-généraux, évêque constitutionnel de la Manche, puis évêque de Valence Image
015 François BÉCHEREL (1732-1815) député du Clergé aux États-généraux, évêque constitutionnel de la Manche, puis évêque de Valence
P.S., Valence 5 mai 1808 ; 6 pages in-4. Intéressante relation des obsèques de PIE VI, célébrées à Valence en 1803. Le rapport s’ouvre par l’historique de cette initiative pieuse, à la suite de la nomination à Valence de Mgr Bécherel, et rappelle ce que furent les dernières années du Pape exilé, mort dans cette ville en 1799 : obstacles au culte, traitement sévère envers sa personne, etc. Le corps du Pape fut embaumé, son cœur et ses entrailles placés dans une caisse séparée... « le dépot resta dans le caveau du cimetière jusqu’à l’heureuse époque qui changea la face de la France, en plaçant à la tête du gouvernement Napoléon le grand. On crut alors l’occasion favorable de demander à ce prince la permission de faire transporter à Rome les dépouilles mortelles du Pontife »... Cette permission fut accordée et l’évêque de Valence intervint auprès du Ministre des Cultes, du Cardinal Légat, etc., pour obtenir de restituer à Valence le cœur et les entrailles du Pape... « S.M. alors Ier Consul daigna s’interesser à cette affaire et lui fit obtenir un prompt succès auprès du Souverain Pontife le Pape actuel Pie VII »... Le cérémonial est décrit en détail : transport du dépôt, témoignages de la vénération des fidèles, désignation par le préfet et le maire d’une députation de Valentinois notables, etc. Le 8 germinal XI (29 mars 1803) « vers les 4 heures du soir, le convoi arriva à Valence. Il fut reçu au son des cloches, au bruit du canon, et avec tous les honneurs civils et militaires. Le Prélat de Valence revêtu de ses habits Pontificaux et accompagné d’un clergé nombreux le reçut à la porte de sa cathédrale. Il y avoit une affluence immense »... Détails sur la décoration de l’église, les discours, le soutien financier du gouvernement, et la commande d’un sarcophage en marbre blanc... Etc. On joint une L.S., Valence 22 juin 1806, au Ministre des Cultes [Portalis], relative aux décrets sur les règles générales pour les églises et sur les églises et presbytères supprimés.
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016 Roger de Saint-Lary, duc de BELLEGARDE (1563-1646) grand écuyer de France, favori d’Henri III, Henri IV et Louis XIII, premier amant de Gabrielle d’Estrées et protecteur de Malherbe Image
016 Roger de Saint-Lary, duc de BELLEGARDE (1563-1646) grand écuyer de France, favori d’Henri III, Henri IV et Louis XIII, premier amant de Gabrielle d’Estrées et protecteur de Malherbe
L.A.S., Lyon 1er juillet 1630, à Monseigneur ; 2 pages in-fol. (un bord lég. rogné et renforcé).Curieuse lettre pour dénoncer un protégé de Richelieu. Il envoie le S. de Coulanges : « Vous aprendres par luy le severe traitement que lon ma fait dunne chose ou je croyois que lon ne deut sentir que qui est davoir differe de donner mon atache pour la levee du regiment du Sr de Conches jusques a ce que jeusse averty Mr le Cardinal de Richelieu que lon dit qui luy a procure cest employ des mauvaises conditions du personnage qui sont telles que je vous ay suplie de les representer a Mr le Cardinal de Richelieu ». Le seul intérêt du Roi et du Cardinal l’a conduit, et nulle mauvaise volonté contre ledit sieur de Conches : « je vous jure sur ma foy que je nen ay jamais eu que despuis quil a desbauché ceste religieuse et que pour lespouser il est allé abjurer la religion catholique a Genesve outre dautres crimes dont il est accusé »…
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017 Maurice BELLONTE (1896-1984) aviateur, il réussit avec Dieudonné Costes la première traversée Paris-New York sans escale Image
017 Maurice BELLONTE (1896-1984) aviateur, il réussit avec Dieudonné Costes la première traversée Paris-New York sans escale
P.A.S., 10 juin 1934 ; 1 page in-4.Convention avec Costes pour la vente de leur avion Le Point d’interrogation, avec lequel ils effectuèrent le premier raid Paris-New York. « Comme suite aux accords verbaux que nous avons pris, il est entendu qu’une somme de douze pour cent me sera réservée sur le prix total de la vente de l’avion Point d’Interrogation par Monsieur Costes, au Ministère de l’Air. Si le prix de vente était inférieur à cinq cent mille francs, le pourcentage ci dessus serait ramené à dix pour cent du prix total »... On joint la copie carbone d’une Note résumée sur l’avion de la première traversée de l’Atlantique, par Costes, en vue de la vente du Point d’Interrogation à l’État (4 pages in-4).
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018 Léonce BÉNÉDITE (1859-1925) historien d’art, conservateur du Musée du Luxembourg et du Musée Rodin Image
018 Léonce BÉNÉDITE (1859-1925) historien d’art, conservateur du Musée du Luxembourg et du Musée Rodin
5 L.A.S., [1899-]1900 et s.d., au collectionneur Henry Laurent ; 7 pages in-8 ou in-12 à en-tête Musée National du Luxembourg. 2 décembre [1899]. « J’ai eu bien des fois la pensée d’aller vous voir au sujet de la Femme nue de Ch. Maurin que j’avais conservé avec l’arrière-pensée de la faire accepter, malgré tout, un jour ou l’autre. Il est sans doute plus sage de ne pas attendre. Quant au pastel et aux gravures, elles ont été acceptées et je croyais vous en avoir prévenu. Le pastel d’enfant n’a même pas cessé d’être exposé »… Les autres lettres sont relatives à l’entrée de ce tableau de Charles Maurin ; une évoque H.E. Cross… On joint le reçu signé du tableau de Maurin (10 avril 1900).
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019 Jean-Joseph Constant, dit BENJAMIN-CONSTANT (1845-1902) peintre Image
019 Jean-Joseph Constant, dit BENJAMIN-CONSTANT (1845-1902) peintre
L.A.S., Paris 16 mars, [à Pauline Viardot] ; 1 page in-8 (deuil). « Jeudi prochain de 2 à 5h je serai très heureux de vous montrer mes tableaux du Salon prochain »...
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020 Pierre-André BENOIT (1921-1993) éditeur, peintre et poète Image
020 Pierre-André BENOIT (1921-1993) éditeur, peintre et poète
L.A.S. « PAB » avec dessin, 20 avril 1974 ; 2 pages in-4. Le livre est presque terminé. Il envoie « 1° les feuillets du justificatif, à signer. 2° pour les 5 ex. de tête les suites a) suite en noir à signer. b) suite avec fond bistre pour 2 gravures (celles qui dans le livre sont rehaussées) à signer. c) suite pour les 2 autres gravures à rehausser et à signer »... Il recommande de rehausser librement ces dernières, « pour avoir donc une 2ème suite de toutes ces gravures il faut faire l’inverse de ce qu’il y a dans le livre »... Enfin il demande si l’on peut faire quelque chose avec les cinq fonds maculés (un pour chaque exemplaire). « Dès que j’aurai ces éléments – je monterai les ex. »... Sous sa signature, sur la presque totalité de la deuxième page, il a fait un grand dessin floral, aux feutres vert et bleu.
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021 Pierre BENOIT (1886-1962) écrivain Image
021 Pierre BENOIT (1886-1962) écrivain
2 L.A.S., [à Marcel Thiébaut] ; 2 pages et demie in-4. Arcachon 26 octobre [1936]. « Tous mes calculs ont été bouleversés par un roman que je donne à L’Intransigeant à la fin de l’année, ainsi que par un voyage d’assez longue durée que je dois commencer au début de 1937, si bien que je n’ai pas actuellement l’idée bien nette du moment où il me sera possible d’envisager une étude précise pour le roman dont je vous ai parlé. Le mieux serait peut-être d’en causer ensemble »... – Mercredi, réclamant un chèque.
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022 Émile BERGERAT (1845-1923) écrivain, gendre de Théophile Gautier Image
022 Émile BERGERAT (1845-1923) écrivain, gendre de Théophile Gautier
4 L.A.S., 1888-1912, à Henry Laurent ; 5 pages et demie in-8, certaines à son adresse, un en-tête Le Figaro. La correspondance est principalement relative à l’acquisition d’un terrain à Saint-Lunaire (Ille et Vilaine), d’où plusieurs lettres sont écrites… Saint-Lunaire 5 juillet 1902. « Nous sommes un peu menacés ici dans notre tranquille solitude par les combinaisons de M. Bernadec qui veut exploiter et lancer nos petites grèves d’artistes où il fait si bon travailler sans gêneurs. Votre terrain à côté de nous, dont vous ne faites rien depuis tant d’années, nous serait bien utile pour tenir en respect la terrible spéculation. Voudriez-vous être assez gentil pour me le vendre ? […] Il faudrait me le céder au plus bas prix et me permettre en outre de ne vous le payer que lentement, par divisions échelonnées de la somme. Mon année a été mauvaise et ma pauvre Pompadour sur laquelle tant je comptais, n’a pas rendu. Vous connaissez ces hauts et ces bas de la production et vous êtes de ceux qu’ils intéressent »…
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023 Hector BERLIOZ (1803-1869) compositeur Image
023 Hector BERLIOZ (1803-1869) compositeur
L.A.S., 9 h. du matin [12 mai 1860], à Pauline Viardot ; 2 pages et demie in-12 (cachet sec Collection Viardot). Relative à la reprise de Fidelio de Beethoven au Théâtre-Lyrique (5 mai 1860, avec Pauline Viardot dans le rôle de Léonore-Fidelio). Il n’a pu la voir la veille, elle était sortie, et il n’a pu revenir à cause du « convoi de la mère d’Alexandre » [Édouard Alexandre (1824-1888), facteur d’orgues, ami de Berlioz dont il sera l’exécuteur testamentaire]. « Comment allez-vous ? Êtes-vous bien disposée pour ce soir ? Je vous prie de me donner de vos nouvelles, je vous en prie instamment. J’ai grand besoin de causer avec vous sur votre belle création du rôle de Fidelio, c’est complet, admirable de tout point et c’est nouveau de sentiment et d’aspect »...
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024 Georges BERNANOS (1888-1948) écrivain Image
024 Georges BERNANOS (1888-1948) écrivain
L.A.S., 28 juin [1926, à Frédéric Lefèvre] ; 2 pages oblong in-12. « Voici les épreuves de la lettre. Vous savez qu’elle paraîtra dans le numéro de Chroniques du Roseau d’or. J’ai rétabli le texte au complet. J’espère que vous en serez content. […] Je me résigne à être éternellement votre débiteur et votre ami »… [Dans cette importante lettre ouverte à F. Lefèvre, Bernanos revenait sur Sous le soleil de Satan.]
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025 Claude BERNARD (1813-1878) physiologiste Image
025 Claude BERNARD (1813-1878) physiologiste
L.A.S., 6 mars 1866, à Charles Sédillot ; 2 pages et demie in-8 à son chiffre. Recommandation pour un de ses élèves en physiologie, François-Armand Moreau, qu’il désirerait voir enseigner au Collège de France, et qu’il prie Sédillot de recommander au ministre. Moreau est « un esprit sérieux et éminemment scientifique », qui a publié de « nombreux travaux de physiologie générale et d’histoire naturelle » ; l’Académie des Sciences a fait un rapport sur son mémoire « sur les organes électriques de la torpille », et il a reçu le grand prix de physiologie expérimentale « pour ses recherches sur la production des gaz dans la vessie natatoire des poissons », etc. Bernard ne peut rien dire sur ses qualités de professeur, mais il serait heureux de le voir débuter dans cette direction. « Il a l’esprit clair et tout porte à penser qu’avec de l’habitude il fera un bon cours »...
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026 Nicolas BERRYER (1757-1841) avocat, défenseur du maréchal Ney, père du grand orateur Image
026 Nicolas BERRYER (1757-1841) avocat, défenseur du maréchal Ney, père du grand orateur
L.A.S., 4 mars 1837, au Président de la Chambre des Députés [Dupin aîné] ; 3/4 page in-4, adresse. « Permettez que j’interrompe vos profondes méditations legislatives, d’abord pour vous exprimer toute ma gratitude des paroles pleines de bienveillance que vous venez de prononcer sur mon fils et sur moi, dans votre beau discours à la Tribune : ensuite, pour solliciter, de cette même bienveillance, l’envoi de deux billets d’entrée à la séance de ce jour ; l’un pour ma fille, qui n’a pas pu encore entendre son frère & l’autre pour une dame qui en meurt d’envie »...
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