Catalogue Automne 2017

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172 produits«1 sur 18»
003. André ANTOINE (1858-1943) acteur et metteur en scène, fondateur du Théâtre Libre 
100
003. André ANTOINE (1858-1943) acteur et metteur en scène, fondateur du Théâtre Libre  Image

L.A.S., Mercredi [15 avril 1896, à M. Boniface] ; 1 page in-8. « On me dit, en débarquant, qu’un monsieur Boniface est venu demander si nous jouerions La Tante Léontine [de Maurice Boniface et Édouard Bodin]. Je suppose que vous êtes un parent de l’auteur, mon ami, et je suis heureux de vous faire connaître que nous repasserons à une prochaine date pour donner la pièce. Mais j’espère avoir le plaisir de vous compter parmi nos spectateurs de ce soir. Blanchette est une des œuvres les plus curieuses de notre répertoire et l’auteur Brieux est un des amis particuliers de Boniface »…

008. Jules BARBEY D’AUREVILLY (1808-1889) écrivain
350
008. Jules BARBEY D’AUREVILLY (1808-1889) écrivain Image

L.A.S. « Jules B. d’Aur », à un ami rédacteur de journal ; demi-page in-8 à l’encre rouge. « Voilà 2 feuillets ! Je ne suis pas loin, mais je suis parti et maintenant j’irai vite ! Je suis sûr de moi, mon ami. Ce soir à VI heures – je serai prêt ! Envoyez et dites-moi si vous êtes content »…

010. Maurice BARRÈS (1862-1923) écrivain
500
010. Maurice BARRÈS (1862-1923) écrivain Image

MANUSCRIT autographe, Monnaie, [1922] ; 9 pages in-4, au dos de papier à en-tête de la Chambre des Députés. Notes pour un discours sur la monnaie et l’Allemagne. « De janvier jusqu’à mars, CUNO a su maintenir à peu près la valeur du mark malgré les prodigalités de la Ruhr. C’était une politique pour trois mois. Nous avons tenu le coup. Sa politique s’est effondrée et le mark a connu cette dégringolade formidable qui allaiter porter le franc de 500 marks à mille milliards de marks »… Alors tout le monde a voulu imprimer de la monnaie : tel industriel par exemple a imprimé des simili-marks pour ses ouvriers, avant qu’un sommet à Coblence ne prononce l’interdiction d’émettre aucune monnaie non autorisée. Cependant la chute du mark continuait, avec des conséquences graves pour les populations. Barrès parle de la situation particulière de la régie ferroviaire, autorisée à émettre de la monnaie, et des efforts pour grouper les grands financiers du pays rhénan. Il évoque la campagne d’injures dont HAGEN, président de la Chambre de Commerce de Cologne, a été l’objet, après avoir parlé au chancelier Cuno au nom des banquiers des territoires occupés. « Les Rhénans n’ont plus confiance dans les organismes d’Europe qui émettent des marks. Auraient-ils confiance dans le seul Hagen ? »… Barrès repousse une Rhénanie qui vivrait avec sa propre monnaie : « Les Rhénans cessent d’être solidaires des autres Allemands. Oui, c’est une rupture de solidarité tant pour les affaires que pour les fortunes privées »…

013. Pierre-Jean de BÉRANGER (1780-1857) poète et chansonnier
75
013. Pierre-Jean de BÉRANGER (1780-1857) poète et chansonnier Image

L.A.S., Paris 29 juillet 1851, à M. Rhoné ; 2 pages et demie in-8. Recommandations en faveur d’employés du Chemin de fer du Nord. Il le remercie de la peine qu’il a prise à l’égard de M. Donnay, qu’il avait recommandé pour un poste de chef au bureau des plans, et le prie d’en remercier également M. Émile PEREIRE, qui par sa grande bienveillance augmente « le nombre des obligations de même nature que je lui ai déjà »… Il le prie d’insister encore auprès de M. Pereire pour qu’il étende sa bonté jusqu’à Albert Doublet, qui, malgré « les remarques que Madme votre belle et bonne sœur m’a transmis sur son compte, est un brave et digne garçon », au-delà d’une apparente morosité. Il pense que « la moindre faveur lui ferait supporter plus patiemment ce qu’il peut y avoir de pénible dans sa position actuelle », et insiste sur sa conviction à l’égard de Doublet, sur « l’intérêt que je lui porte depuis longtemps »…

016. Hector BERLIOZ (1803-1869) compositeur
2500
016. Hector BERLIOZ (1803-1869) compositeur Image

L.A.S. « H.B. », [21 novembre 1859], à Pauline VIARDOT ; 1 page in-8 (cachet sec de la Collection Viardot). Au matin de la 2e représentation d’Orphée de GLUCK au Théâtre-Lyrique par Pauline Viardot, après le triomphe de la première (18 novembre) « N’oubliez pas, je vous en prie, d’envoyer vos cartes chez Fiorentino [critique musical], je n’ai pas songé à vous le dire hier soir. Mille bonjours empressés, je vais au Journal des Débats corriger mon épreuve [article sur Orphée]. À ce soir, au Capitole, s’il est permis d’aborder le triomphateur. Salve Cæsar ! »…

019. Pierre-Antoine BERRYER (1790-1868) avocat et homme politique, le grand orateur légitimiste
80
019. Pierre-Antoine BERRYER (1790-1868) avocat et homme politique, le grand orateur légitimiste Image

3 L.A.S. ; 1 page in-8 chaque. 3 juin. Il recommande M. Bichelberger : « je connais sa famille et je vous serais fort reconnaissant de ce que vous voudriez bien faire pour lui »… 11 octobre, à une dame. Il propose un rendez-vous le matin. « J’ai malheureusement bien peu de moments de liberté dans la journée »… 12 novembre, à une demoiselle. Il n’a pas oublié sa promesse de seconder ses désirs. « Il n’est pas possible à la commission de prendre une mesure toute personnelle, mais nous pouvons mettre le ministre à même d’exercer sa bienveillance »…

020. Alexandre BERTHIER (1753-1815) maréchal et ministre de la Guerre
500
020. Alexandre BERTHIER (1753-1815) maréchal et ministre de la Guerre Image

L.A.S., Schoenbrunn 24 octobre 1809, au général CLARKE, duc de FELTRE, ministre de la Guerre ; 2 pages in-8. Il lui renvoie, « ou plustôt à votre fille », FEZENSAC [Raymond de Montesquiou-Fezensac (1784-1867) avait épousé Henriette, la fille aînée de Clarke], « dont je n’ai plus besoin puisque la paix est faite. Il a un enfant à voir, un à faire, car il en faut beaucoup pour reparer nos pertes – et pour donner a l’Emp. de fidèles et bons serviteurs »… Il a été content de Fezensac : « Je l’ai traité comme un fils. Je ne l’ai pas gaté. J’ai corrigé quelques petits défauts. Il a gagné à cette campagne. Il est brave, il a de l’esprit. Je l’ai mis à même de se faire connoitre de l’Emp. »…

021. César BERTHIER (1765-1819) général, frère du maréchal
150
021. César BERTHIER (1765-1819) général, frère du maréchal Image

L.S. comme général de division, comte de l’Empire, commandant en chef et chargé de la haute police en Corse, Ajaccio 11 novembre 1812, au Procureur général de la Cour impériale, à Ajaccio ; 1 page in-4. CORSE. Ayant reçu l’arrêt de non-lieu au bénéfice de N. GRAZIANI, J.F. VALENTINI, A. VALENTINI, M.M. VALENTINI et P.M. CASALI, « prévenus de tentative d’assassinat. […] je charge le Commandant supérieur de l’arrondissement de Corte de faire mettre ces individus en liberté, après néanmoins qu’ils auront consenti à souscrire, concurremment avec la partie adverse, un acte par lequel ils s’obligeront à rester mutuellement tranquilles, à ne plus se chercher nullement pour cette affaire, et enfin à ne rien entreprendre de contraire au repos et à la tranquillité publique »…

024. Georges BIZET (1838-1875) compositeur
1800
024. Georges BIZET (1838-1875) compositeur Image

L.A.S., à « Mon cher ami » ; 1 page in-8. « J’ai fait tout ce que j’ai pu pour me tirer d’un dîner de famille – cela a été absolument impossible – j’en ai été tout-à-fait contrarié. J’avais le plus vif désir de ne pas manquer cette occasion de vous applaudir »…

025. Adolphe BLANQUI (1798-1854) économiste, frère d’Auguste Blanqui
450
025. Adolphe BLANQUI (1798-1854) économiste, frère d’Auguste Blanqui Image

L.A.S., Paris 26 janvier 1851, [au préfet de police Pierre CARLIER] ; 4 pages in-4. Longue lettre sur la législation concernant le vin et les denrées. Il remercie de l’envoi du projet de « modifications de la législation fiscale et morale du vin ». Il se félicite de partager les mêmes vues que Carlier, et a annoté le document : « L’essentiel serait d’agir vite et efficacement. Je prévois que les résistances fiscales sont celles que vous avez le plus de peine à vaincre. En vertu des expériences partout victorieuses et concluantes de l’accroissement du revenu par l’abaissement des taxes, il semblerait qu’il n’y a qu’à vouloir, surtout quand il s’agit d’un article de consommation tel que le vin à Paris : mais l’éducation de nos administrations est toute entière à faire là-dessus et je crains bien que le Ministre des finances, qui est pourtant un bon esprit, ne vous prenne pour un coureur d’aventures économiques. […] Aux Révolutionnaires, les déclamations ; au gouvernement l’action. Il y a encore l’impôt sur le café de 130 pour cent, et qui a engendré la chicorée. On consomme pour plus de dix millions de francs de café chicoré : n’est-ce pas un scandale ? Et une duperie fiscale puisque la chicorée ne produit rien à l’État ! Et on dit que le Président veut retirer la Loi des sucres, pour les beaux yeux des fabricants de sucre de betterave du Nord, de la Somme et de l’Aisne ! […] quand on pense que jusqu’ici nos énergumènes ont nourri le peuple de Paris de scrutins, ne serait-il pas temps de lui donner la viande, le vin et le café à bon marché ! Celui qui fera cela, vous êtes digne de le faire, aura l’appui décidé de tous les hommes de cœur et d’ordre qui ne vont pas à la guerre des mots, mais à la conquête des choses utiles »… Il pense que le Journal des débats l’appuiera, ainsi que Michel Chevalier… Quant à lui, il est prêt à entrer « en campagne pour défendre les convictions économiques de toute ma vie »…

172 produits«1 sur 18»
172 produits«1 sur 18»
003. André ANTOINE (1858-1943) acteur et metteur en scène, fondateur du Théâtre Libre  Image
003. André ANTOINE (1858-1943) acteur et metteur en scène, fondateur du Théâtre Libre 

L.A.S., Mercredi [15 avril 1896, à M. Boniface] ; 1 page in-8. « On me dit, en débarquant, qu’un monsieur Boniface est venu demander si nous jouerions La Tante Léontine [de Maurice Boniface et Édouard Bodin]. Je suppose que vous êtes un parent de l’auteur, mon ami, et je suis heureux de vous faire connaître que nous repasserons à une prochaine date pour donner la pièce. Mais j’espère avoir le plaisir de vous compter parmi nos spectateurs de ce soir. Blanchette est une des œuvres les plus curieuses de notre répertoire et l’auteur Brieux est un des amis particuliers de Boniface »…

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008. Jules BARBEY D’AUREVILLY (1808-1889) écrivain Image
008. Jules BARBEY D’AUREVILLY (1808-1889) écrivain

L.A.S. « Jules B. d’Aur », à un ami rédacteur de journal ; demi-page in-8 à l’encre rouge. « Voilà 2 feuillets ! Je ne suis pas loin, mais je suis parti et maintenant j’irai vite ! Je suis sûr de moi, mon ami. Ce soir à VI heures – je serai prêt ! Envoyez et dites-moi si vous êtes content »…

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010. Maurice BARRÈS (1862-1923) écrivain Image
010. Maurice BARRÈS (1862-1923) écrivain

MANUSCRIT autographe, Monnaie, [1922] ; 9 pages in-4, au dos de papier à en-tête de la Chambre des Députés. Notes pour un discours sur la monnaie et l’Allemagne. « De janvier jusqu’à mars, CUNO a su maintenir à peu près la valeur du mark malgré les prodigalités de la Ruhr. C’était une politique pour trois mois. Nous avons tenu le coup. Sa politique s’est effondrée et le mark a connu cette dégringolade formidable qui allaiter porter le franc de 500 marks à mille milliards de marks »… Alors tout le monde a voulu imprimer de la monnaie : tel industriel par exemple a imprimé des simili-marks pour ses ouvriers, avant qu’un sommet à Coblence ne prononce l’interdiction d’émettre aucune monnaie non autorisée. Cependant la chute du mark continuait, avec des conséquences graves pour les populations. Barrès parle de la situation particulière de la régie ferroviaire, autorisée à émettre de la monnaie, et des efforts pour grouper les grands financiers du pays rhénan. Il évoque la campagne d’injures dont HAGEN, président de la Chambre de Commerce de Cologne, a été l’objet, après avoir parlé au chancelier Cuno au nom des banquiers des territoires occupés. « Les Rhénans n’ont plus confiance dans les organismes d’Europe qui émettent des marks. Auraient-ils confiance dans le seul Hagen ? »… Barrès repousse une Rhénanie qui vivrait avec sa propre monnaie : « Les Rhénans cessent d’être solidaires des autres Allemands. Oui, c’est une rupture de solidarité tant pour les affaires que pour les fortunes privées »…

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013. Pierre-Jean de BÉRANGER (1780-1857) poète et chansonnier Image
013. Pierre-Jean de BÉRANGER (1780-1857) poète et chansonnier

L.A.S., Paris 29 juillet 1851, à M. Rhoné ; 2 pages et demie in-8. Recommandations en faveur d’employés du Chemin de fer du Nord. Il le remercie de la peine qu’il a prise à l’égard de M. Donnay, qu’il avait recommandé pour un poste de chef au bureau des plans, et le prie d’en remercier également M. Émile PEREIRE, qui par sa grande bienveillance augmente « le nombre des obligations de même nature que je lui ai déjà »… Il le prie d’insister encore auprès de M. Pereire pour qu’il étende sa bonté jusqu’à Albert Doublet, qui, malgré « les remarques que Madme votre belle et bonne sœur m’a transmis sur son compte, est un brave et digne garçon », au-delà d’une apparente morosité. Il pense que « la moindre faveur lui ferait supporter plus patiemment ce qu’il peut y avoir de pénible dans sa position actuelle », et insiste sur sa conviction à l’égard de Doublet, sur « l’intérêt que je lui porte depuis longtemps »…

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016. Hector BERLIOZ (1803-1869) compositeur Image
016. Hector BERLIOZ (1803-1869) compositeur

L.A.S. « H.B. », [21 novembre 1859], à Pauline VIARDOT ; 1 page in-8 (cachet sec de la Collection Viardot). Au matin de la 2e représentation d’Orphée de GLUCK au Théâtre-Lyrique par Pauline Viardot, après le triomphe de la première (18 novembre) « N’oubliez pas, je vous en prie, d’envoyer vos cartes chez Fiorentino [critique musical], je n’ai pas songé à vous le dire hier soir. Mille bonjours empressés, je vais au Journal des Débats corriger mon épreuve [article sur Orphée]. À ce soir, au Capitole, s’il est permis d’aborder le triomphateur. Salve Cæsar ! »…

2500
019. Pierre-Antoine BERRYER (1790-1868) avocat et homme politique, le grand orateur légitimiste Image
019. Pierre-Antoine BERRYER (1790-1868) avocat et homme politique, le grand orateur légitimiste

3 L.A.S. ; 1 page in-8 chaque. 3 juin. Il recommande M. Bichelberger : « je connais sa famille et je vous serais fort reconnaissant de ce que vous voudriez bien faire pour lui »… 11 octobre, à une dame. Il propose un rendez-vous le matin. « J’ai malheureusement bien peu de moments de liberté dans la journée »… 12 novembre, à une demoiselle. Il n’a pas oublié sa promesse de seconder ses désirs. « Il n’est pas possible à la commission de prendre une mesure toute personnelle, mais nous pouvons mettre le ministre à même d’exercer sa bienveillance »…

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020. Alexandre BERTHIER (1753-1815) maréchal et ministre de la Guerre Image
020. Alexandre BERTHIER (1753-1815) maréchal et ministre de la Guerre

L.A.S., Schoenbrunn 24 octobre 1809, au général CLARKE, duc de FELTRE, ministre de la Guerre ; 2 pages in-8. Il lui renvoie, « ou plustôt à votre fille », FEZENSAC [Raymond de Montesquiou-Fezensac (1784-1867) avait épousé Henriette, la fille aînée de Clarke], « dont je n’ai plus besoin puisque la paix est faite. Il a un enfant à voir, un à faire, car il en faut beaucoup pour reparer nos pertes – et pour donner a l’Emp. de fidèles et bons serviteurs »… Il a été content de Fezensac : « Je l’ai traité comme un fils. Je ne l’ai pas gaté. J’ai corrigé quelques petits défauts. Il a gagné à cette campagne. Il est brave, il a de l’esprit. Je l’ai mis à même de se faire connoitre de l’Emp. »…

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021. César BERTHIER (1765-1819) général, frère du maréchal Image
021. César BERTHIER (1765-1819) général, frère du maréchal

L.S. comme général de division, comte de l’Empire, commandant en chef et chargé de la haute police en Corse, Ajaccio 11 novembre 1812, au Procureur général de la Cour impériale, à Ajaccio ; 1 page in-4. CORSE. Ayant reçu l’arrêt de non-lieu au bénéfice de N. GRAZIANI, J.F. VALENTINI, A. VALENTINI, M.M. VALENTINI et P.M. CASALI, « prévenus de tentative d’assassinat. […] je charge le Commandant supérieur de l’arrondissement de Corte de faire mettre ces individus en liberté, après néanmoins qu’ils auront consenti à souscrire, concurremment avec la partie adverse, un acte par lequel ils s’obligeront à rester mutuellement tranquilles, à ne plus se chercher nullement pour cette affaire, et enfin à ne rien entreprendre de contraire au repos et à la tranquillité publique »…

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024. Georges BIZET (1838-1875) compositeur Image
024. Georges BIZET (1838-1875) compositeur

L.A.S., à « Mon cher ami » ; 1 page in-8. « J’ai fait tout ce que j’ai pu pour me tirer d’un dîner de famille – cela a été absolument impossible – j’en ai été tout-à-fait contrarié. J’avais le plus vif désir de ne pas manquer cette occasion de vous applaudir »…

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025. Adolphe BLANQUI (1798-1854) économiste, frère d’Auguste Blanqui Image
025. Adolphe BLANQUI (1798-1854) économiste, frère d’Auguste Blanqui

L.A.S., Paris 26 janvier 1851, [au préfet de police Pierre CARLIER] ; 4 pages in-4. Longue lettre sur la législation concernant le vin et les denrées. Il remercie de l’envoi du projet de « modifications de la législation fiscale et morale du vin ». Il se félicite de partager les mêmes vues que Carlier, et a annoté le document : « L’essentiel serait d’agir vite et efficacement. Je prévois que les résistances fiscales sont celles que vous avez le plus de peine à vaincre. En vertu des expériences partout victorieuses et concluantes de l’accroissement du revenu par l’abaissement des taxes, il semblerait qu’il n’y a qu’à vouloir, surtout quand il s’agit d’un article de consommation tel que le vin à Paris : mais l’éducation de nos administrations est toute entière à faire là-dessus et je crains bien que le Ministre des finances, qui est pourtant un bon esprit, ne vous prenne pour un coureur d’aventures économiques. […] Aux Révolutionnaires, les déclamations ; au gouvernement l’action. Il y a encore l’impôt sur le café de 130 pour cent, et qui a engendré la chicorée. On consomme pour plus de dix millions de francs de café chicoré : n’est-ce pas un scandale ? Et une duperie fiscale puisque la chicorée ne produit rien à l’État ! Et on dit que le Président veut retirer la Loi des sucres, pour les beaux yeux des fabricants de sucre de betterave du Nord, de la Somme et de l’Aisne ! […] quand on pense que jusqu’ici nos énergumènes ont nourri le peuple de Paris de scrutins, ne serait-il pas temps de lui donner la viande, le vin et le café à bon marché ! Celui qui fera cela, vous êtes digne de le faire, aura l’appui décidé de tous les hommes de cœur et d’ordre qui ne vont pas à la guerre des mots, mais à la conquête des choses utiles »… Il pense que le Journal des débats l’appuiera, ainsi que Michel Chevalier… Quant à lui, il est prêt à entrer « en campagne pour défendre les convictions économiques de toute ma vie »…

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